Le retour du wagon

Après avoir fait le trajet Givry Baudrières au début des années 60, le wagon du Crazot s’en est retourné en gare ce mois de juillet 2008.
Il faut savoir que ce wagon a marqué la vie de Baudrières depuis 5 décennies.
Il faut remonter à l’année 1956. Cette année-là, quelques jeunes Baudriérois entreprennent de remettre à flot le Football Club de Baudrières, mis à mal par la seconde guerre mondiale.
Ils ont pour nom Michel Plat, Daniel Curaut, René Maire… et d’autres qu’il est impossible de tous citer ici. Ils sont encadrés par Simon Cordier, André Chautard, Paul Perrusson, Roger Sylvain, Paul Martinand.
La municipalité avait assuré le terrassement du stade du Crazot et le cantonnier, Aimé Gautheron, avait apporté son aide pour l’élagage des buissons.
A cette époque là, pour les matchs de foot, on se changeait et on se lavait sommairement … chez le voisin d’en face, Auguste Gros, qui mettait gentiment à disposition une partie de ses dépendances pour ces ablutions.
Début des années 60, Paul Martinand, entraineur de l’équipe, avait voulu apporter un peu de confort à ses jeunes joueurs. Il est donc allé au dépôt de Gergy où étaient stockés les wagons désaffectés. Son choix s’est porté sur un wagon-poste qui après avoir été «décaissé» (roues et essieux supprimés) par les soins de la SNCF, a été acheminé au stade du Crazot par Paul Commis, transporteur à Simandre.
L’histoire ne précise pas comment il a été déchargé mais il était devenu et il est resté le vestiaire du Football-Club de Baudrières pendant des années, jusqu’à la fusion avec Saint Germain du Plain en 1970.
Les anciens d’Algérie l’ont ensuite adopté pour en faire leur base lors de leur méchoui annuel, à cette époque le repas se terminait souvent par une partie de foot amicale.
Lors de la construction de la Structure d’accueil où se déroule maintenant ce repas, les anciens d’Algérie avaient vivement regretté leurs anciennes installations où ils avaient leurs habitudes. Les chasseurs puis les donneurs de sang qui appréciaient tous le cadre champêtre où était installé le wagon y ont également organisé des repas estivaux.
Peut-être ce wagon a-t-il abrité des amours d’adolescents ? Mais là, nous n’avons pu recueillir aucun témoignage !!!
Urbanisation oblige, le stade du Crazot est devenu le lotissement du Crazot et ce témoin du passé devait être enlevé. Après 50 ans de service sur ce terrain, ce wagon devait rentrer en gare !
Bébert, Philippe, Fabienne et Valentin Vendroux ont relevé ce défi et ont accompli leur mission en un tour de main. Trois générations réunies pour la bonne cause ! ! ! … et des vrais pros ! ! !

Si vous avez plus de détails ou d’anecdotes concernant l’histoire de ce wagon, vous pouvez, ou plutôt vous devez, apporter votre témoignage.

Ainsi, la boucle est bouclée.

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